ACSAN: Association Contre le Survol de l'Agglomération Nantaise

...

STOP! L'accident, c'est pour quand?!

Le transfert de l'aéroport, c'est d'abord une question de sécurité!

Une fois encore, un avion a survolé Nantes à une altitude tellement basse (Onur Air le mardi 3 novembre 2009) que de nombreux habitants ont été réveillés et s'en sont inquiétés au point d'appeler la préfecture qui a confirmé "l'anomalie de trajectoire". Cela prouve, n'en déplaise aux opposants, que la question de la sécurité ne peut être évacuée comme ils ont l'habitude de le faire. Cet événement s'ajoute à la longue liste des incidents survenant de plus en plus souvent à l'approche de l'aéroport de Nantes Atlantique.

Sans doute vous est il arrivé, vous aussi, de relever la tête au son d’un avion qui survole votre quartier, à une altitude anormalement basse ? De ne pas pouvoir poursuivre une conversation entamée entre amis, votre voix étant masqué par le bruit des réacteurs  ?

De plus en plus de Nantais se rendent compte qu’un nombre croissant d’avions passent au-dessus de leur tête, à très basse altitude. Comme nous, ils s’interrogent sur leur condition de vie et leur sécurité.

Ayons à l’esprit notamment le crash d’un appareil El AL sur la banlieue d’Amsterdam en 1992: l'appareil avait éventré un immeuble de la banlieue d'Amsterdam peu après son décollage, faisant 43 morts, en grande majorité des habitants du quartier.

Chacun de nous à en souvenir l’incident grave survenu à Nantes au-dessus du quartier de la Tortière. Un appareil d’une compagnie égyptienne a survolé les immeubles à très basse altitude après avoir confondu un immeuble des rives de l’Erdre avec la piste. A cet incident particulièrement marquant s'ajoute donc celui d'Onur Air de novembre 2009. Ces incidents démontrent que les risques d’accident sont aujourd’hui permanents, surtout si l’aéroport à Nantes-Atlantique poursuit son activité et se développe.

Oui, l’aéroport de Nantes-Atlantique est aujourd'hui considéré comme l'un des plus dangereux des aéroports français*: la piste est dans l'axe du centre-ville, survolé chaque année par 10000 avions de tous types (gros porteurs comme le Boeing 747 ou l'Airbus A330, les moyens courriers comme l'Airbus A320 ou le Boeing 737, l'aviation de tourisme et d'affaire...).

"Le site de Nantes Atlantique a été mal choisi": En 1989, c'est un commandant de bord qui, déjà, le dit!

Le projet de deuxième piste mis en avant par les opposants est de la poudre aux yeux et ne règle absolument rien sur le fond. Tout indique que des avions continueront de survoler à basse altitude le centre de notre agglomération, la première piste restant en activité, quoiqu’on en dise.

Faudra-t-il une catastrophe pour qu'un réveil douloureux survienne? Nombreux seront ceux qui, alors, crieront au scandale et exigeront de savoir pourquoi "on n'a rien fait avant". N'attendons pas que le pire survienne (avec la tour Bretagne dans l'axe de la piste et 20000 vols par an, c'est presque mathématique) pour comprendre que le transfert à Notre-Dame des Landes est non seulement indispensable, mais urgent!

A nos yeux, une seule solution est en mesure de rendre, aux Nantais et aux habitants du Sud Loire sécurité et qualité de vie ; c’est le transfert de l'aéroport à Notre Dame des Landes.

Cette construction est prévue depuis maintenant plus de trente ans, sur un emplacement spécialement réservé à cet effet. Il est grand temps d’engager les travaux !

*Union Syndicale de l'aviation civile CGT(USAC-CGT)